11 septembre 2008

Voyager au dela... du rêve

                                                               

                                                Pouvoir poser les yeux sur des paysages immenses, au détour d’un chemin découvrir une cascade d’une hauteur vertigineuse qui s’enfonce dans la végétation verte et humide, effleurer du bout des doigts un rocher moussu et sentir sa force vibrer. Goûter à l’étrange sensation d’une forêt qui se referme sur les pas que l’on vient de faire, avoir une impression de langueur dans la chaleur moite et étouffante. Apercevoir singes et oiseaux s’enfuyant dans un fracas de cris et jacassements. Entendre l’impressionnant grouillement des insectes sur le sol, cachés sous la végétation si dense.

                                                 Passer de la forêt équatoriale aux chants d’oiseaux multiples et aux couleurs chatoyantes ; à la vue mystérieuse des landes d’Irlande. Sentir les odeurs d’océan balayant le rivage sauvage, avoir sur le visage les embruns de la mer aux reflets d’argent, d’émeraude. Sentir la douce odeur des bruyères mauve et blanche. Entendre et écouter son propre cri s’élever et se perdre dans l’infini des confins de la campagne et avoir en réponse le bêlement des troupeaux de moutons. S’avancer sur le sentier et apercevoir une vieille tour en granit abandonnée, tourmentée par le vent. Les portes et volets ont disparus, il ne reste que les gonds, du toit de chaume, il n’y a que quelques brassées malmenées par les intempéries. L’herbe folle a envahit le sol, et s’est immiscé entre les pierres. Poser à plat sa main, sur la pierre, fermer les yeux et ressentir les vibrations de la demeure, revivre le temps d’une seconde le passé. , Avoir les saveurs et les odeurs d’un temps oublié, ou le mystère et la magie faisaient partie de la vie. Les soirées juste éclairées à la bougie, le soir au coin de l’âtre rougeoyant à filer la laine des moutons à tête noire, les nuits froides et humides dans un lit de plumes bassinées par des briques chauffées prêt de la cheminée.

                                                    Gravir le chemin rocailleux, et repartir vers la côte ou les mouettes et sternes font la ronde dans l’immensité du ciel. Contourner les murets de pierre qui s’élèvent à quelques centimètres du sol et font des kilomètres de longueur,  Traverser les champs d’herbes parsemés de fleurs aux multiples couleurs et, s’arrêter sur un rocher surplombant la mer, écouter l’océan mugir dans le granit des rochers qu’il a sculpté aux rythmes des saisons, voir l’écume des vagues s’éclater en de minuscules gouttelettes, lorsque les vagues viennent se heurter aux falaises. Quelques maisons aux lourds toits de chaumes et semblant renfermer toute la douceur et toute la chaleur qui manquent à l’extérieur sont éparpillées le long des falaises. Elles sont accolées aux collines et roches recouvertes d’herbes et de mousse.

                                                     S’asseoir dans l’herbe sans bruit et laisser le regard se perdre dans l’immensité du paysage, se poser sur la lande ou le soir à la tombée de la nuit, il paraît que les fées et lutins se chamaillent le terrain, et se joue de gentils tours. Elever les yeux vers le ciel, suivre le vol long et harmonieux des mouettes et regarder les nuages s’ébattrent dans les cieux ou ils se poursuivent, se rattrapent, s’effilochent pour disparaître. Fermer les yeux et entendre tout doucement les chants celtes qui s’élèvent alentours. Cette musique qui est si douce pour s’amplifier et devenir entraînante.

                                                      Apercevoir derrière un chardon, une petite chose. Grande comme l’index, toute en finesse, elle enchante les yeux par sa beauté, sa fragilité et son énergie.

Son regard clair comme l’eau des torrents les plus purs juste ombragé par de longs cils soyeux ;

Ces sourcils ne sont qu’une fine ligne de brun, l’or de ses cheveux a des reflets de miel dans les rayons du soleil, Son petit visage est délicat, on le dirait ciselé dans la nacre, un sourire laisse découvrir de petites dents blanches comme l’ivoire. Ses vêtements tissés de fleurs et de feuilles laissent deviner ses formes longilignes et harmonieuses. Tout n’est que finesse et délicatesse, dans son dos, on aperçoit deux petites ailes translucides avec quelques nervures comme de jeunes feuilles d’arbres....

                                                        La magie du paysage a encore une fois opérée, et sans mégarde, je me suis montrée par curiosité à l’être humain qui passait…                                             

Posté par ibarburu à 12:41 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Voyager au dela... du rêve

    Thanks !

    Merci infiniment de tous ces voyages magnifiques si agréables à lire et à imaginer. C'est un réel plaisir de te lire, j'attends avec impatience les prochains textes.
    à très bientôt ici ou ailleurs

    Posté par BJC, 08 novembre 2008 à 21:41 | | Répondre
Nouveau commentaire